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1er juillet 2016
Equipe histoire-géographie, webmestre

Concours National de la Résistance et de la Déportation

Mercredi 25 mai dernier, quatre élèves de troisième ont participé au pèlerinage annuel à Oradour-sur-Glane pour la mémoire du massacre qui eut lieu dans ce village lors de la Seconde guerre mondiale (1939-1945), le 10 juin 1944.

Loane Golfier, en 3eB, et Bérénice Nebout, Simon Cramail et Quentin Fourcade, tous trois élèves de 3eA, ont représenté dans cette sortie les dix-sept élèves qui ont eu le deuxième prix départemental, dans la catégorie « travail de groupe, collège », au Concours National de la Résistance et de la Déportation 2016.

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BD réalisée pour le CNRD

Vos quatre camarades racontent.

Nous sommes partis à 8H00 de Bordeaux, accompagnés de notre professeur d’histoire-géographie M. De Filippo. Arrivés sur place dans le milieu de la matinée, nous avons commencé par la visite du centre de la mémoire. Le centre de la mémoire d’Oradour-sur-Glane fut construit en 1999 pour rappeler aux visiteurs le déroulement des événements tragiques qui ont eu lieu le 10 juin 1944 dans ce village de la Haute-vienne, ainsi que le contexte historique qui entoure cet événement des plus tragiques de la Seconde guerre mondiale en France.

Nous y avons appris comment ce massacre s’est déroulé. Ce jour-là, le village est animé. C’est jour de marché mais aussi le jour où sont distribuées les rations de viande et de tabac. Surtout, c’était un jour d’école où de nombreux enfants étaient appelés à passer une visite médicale.

Les Waffen-SS, arrivés par le pont de la Glane, encerclent le village et rassemblent sur le champs de foire toutes les personnes présentes sur la commune, y compris les malades, les personnes âgées, les bébés. Sur place, les SS organisent deux groupes séparant les hommes et les femmes avec les enfants. Ces derniers sont dirigés vers l’église. Les hommes, 180, sont entassés dans six granges situés dans le village. Dans ces grandes, les hommes sont fusillés ; les blessés sont achevés. Les corps sont ensuite recouverts de foin et les soldats y mettent le feu. Seulement six parviennent à
s’échapper et l’un deux est tué par une sentinelle. Pendant ce temps les SS pillent le village prenant bijoux, argent, tissus, produits alimentaires, instruments du musique, animaux. Tout y passe. Ils mettent aussitôt le feu aux maisons fouillées. Les femmes et les enfants dans l’église, en tout 350 personnes, sont enfermés à l’intérieur de l’édifice après que les Allemands aient allumé des explosifs placé à l’intérieur. La fumée qui se dégage pousse des dizaines de prisonniers à enfoncer les portes de la sacristie mais des SS y pénètrent pour abattre implacablement les femmes parvenues dans la sacristie. Deux femmes, dont l’une avec son bébé, arrivent à sortir de l’horreur par une fenêtre au vitrail brisé. Une femme et le bébé sont abattus dans les secondes qui suivent à l’extérieur de l’église, tandis que l’autre parvient à échapper aux balles allemandes. Elle sera la sixième rescapée de ce massacre. A l’intérieur de l’Eglise, l’horreur augmente encore quand les SS, constatant que leurs explosifs n’ont pas eu les effets voulus, rentrent avec des mitraillettes dans l’église pour tirer en rafale sur leurs victimes, puis par des tires de mortiers font tomber le toit de l’édifice avant de mettre le feu à l’ensemble, tuant les dernières femmes. Les SS partent dans la soirée,
ayant fait 642 victimes. Certains d’entre eux reviennent les 11 et 12 juin pour rendre impossible l’identification des corps.

Dans l’après-midi, nous avons pu marcher dans les ruines de ce « village martyr ». Les maisons y sont restées dans l’état même où les SS les ont laissé. Le village ne fut reconstruit que quelques années plus tard à côté des ruines que l’on a voulu préserver pour conserver la mémoire de ce massacre qui est un malheureux exemple de la guerre d’anéantissement menée par les Allemands dans tous les territoires qu’ils ont occupé.

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Photographies de la visite à Oradour-sur-Glane

Des précisions supplémentaires :

La Waffen-SS (littéralement « escadron de protection (SS) en armes ») était la branche militaire de la Schutzstaffel (SS), organisation militaire nazi, dont elle constitua l’une des composantes les plus importantes de la SS.

Les Waffen-SS remontaient vers la Normandie où venait d’avoir lieu le 6 juin 1944 le débarquement des Alliés. Ils avaient été envoyés en France en 1944 pour participer à la lutte contre la résistance française.

Les élèves & M de Filippo